Captage sur nappe

Les nappes aquifères présentent une température de 10 à 14°C relativement constante quelle que soit la saison ; elles offrent donc une source d’énergie importante et stable qui peut être utilisée pour le chauffage et le refroidissement des bâtiments.

Le captage de cette énergie nécessite la réalisation de deux forages, un premier qui permet de pomper l’eau et un second qui permet sa réinjection dans la nappe en aval. Les calories présentes dans l’eau pompée sont prélevées par la pompe à chaleur au niveau d’un échangeur primaire, puis l’eau, simplement rafraichie, mais inchangée dans sa composition, est réinjectée dans la nappe.

Les deux forages d’alimentation et de rejet doivent être espacés au minimum de
15 mètres. Ces forages sont réalisés selon les spécifications de la norme NF X10-999 relative aux forages d’eau et de géothermie. La construction d’un forage d’eau est détaillée dans la rubrique Eau de notre site que nous vous invitons à consulter.

Lorsque l’eau souterraine est disponible en débit suffisant à une profondeur raisonnable, la géothermie sur nappe est la plus performante. Ce type d’installation présente en effet les coefficients de performance les plus élevés (COP moyen de 4,2). Plus la température de l'eau est élevée, plus le rendement est important, les COP pouvant aller jusqu'à 5 et plus. Le débit d'eau nécessaire varie selon la surface à chauffer ; pour une maison individuelle, il doit être compris entre 1 et 3 m3/h selon la taille et le degré d’isolation de la construction.

Ce type de captage nécessitant la présence d'une nappe de surface avec un débit suffisant et stable dans le temps pour le bon fonctionnement de la pompe à chaleur, il est impératif de réaliser au préalable une étude hydrogéologique approfondie permettant de définir la profondeur, la transmissivité et le sens d’écoulement de la nappe. Ceci comprend la réalisation d’une étude documentaire, puis d’un forage de reconnaissance sur lequel sera réalisé un essai de pompage permettant de définir les débits extractibles. Une analyse de la qualité de l'eau sera également réalisée de façon à déterminer le type d'échangeur à utiliser.

Il est à noter qu’un entretien régulier est à prévoir pour nettoyer l'échangeur primaire des éventuelles impuretés amenées par l'eau. Par ailleurs, au-delà d'une profondeur de 30 mètres, le COP de l'installation sera fortement impacté par la consommation de la pompe de puisage ; il est donc déconseillé de puiser dans des nappes plus profondes pour ce type d’application.

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