Captage horizontal

Dans le cas d’un captage horizontal, les capteurs sont constitués de tuyaux en polyéthylène enterrés horizontalement à faible profondeur (0,60 à 1,20 mètre) dans lesquels circule un fluide caloporteur.

D’une longueur de plusieurs centaines de mètres, ils sont installés en boucle distantes de 40 cm dans le terrain jouxtant le bâtiment à chauffer. Cette surface peut être recouverte de gazon, d'un potager ou de massifs floraux, mais en aucun cas d'arbres. Les capteurs ne peuvent pas être installés sous le bâtiment ou sous toute autre surface imperméable de façon à ne pas limiter l’apport permanent d’énergie par le rayonnement solaire, le vent et le ruissellement des eaux de pluie.

La puissance thermique moyenne que peut puiser un capteur horizontal est de l’ordre de 20 à 25 W/m2 ; elle dépend de la conductivité thermique du terrain, donc de la nature du sol et peut globalement varier de 10 à 35 W/m2. La surface des capteurs nécessaire est donc de l’ordre de 1,5 à 2 fois la surface à chauffer selon le degré d’isolation du bâtiment.

Le captage horizontal représente le système géothermique le plus répandu sur le marché résidentiel français et constitue la solution la plus économique. Le coefficient de performance (COP) moyen de ce type d’installation est de l’ordre de 3,5. Ce système nécessite en revanche une surface de terrain non imperméabilisée importante, ainsi que quelques contraintes d’installation, les capteurs devant être positionnés à plus de 1,5 mètre de tout réseau enterré non hydraulique, à plus de 2 mètres de toute plantation à racines profondes et à plus de 3 mètres de toute autre infrastructure (fondations, puits, fosses septiques…).

L'énergie récupérable (géosolaire) provenant essentiellement du rayonnement solaire, du vent et de l'infiltration des eaux météoriques compte tenu de la faible profondeur d’enfouissement des tubes, le système de captage ne doit pas être sous-dimensionné de façon à ne pas épuiser le terrain.

Haut de la page